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3 projets COVID, 3 questions à...

Coup de projecteur sur 3 projets COVID (sur 25) menés à la HES-SO Valais-Wallis


Elisa Fellay-Favre, collaboratrice scientifique HES

Son projet vise à identifier les principales difficultés des personnes 65+ - en particulier les plus précaires - vis-à-vis des mesures de confinement et à comprendre comment elles utilisent les nouvelles technologies afin de maintenir un lien social et accéder à l’information.

Pourquoi votre projet est-il important dans une crise comme celle que nous vivons ?

Il est important – et même nécessaire - de voir ce qui peut être mis en place pour les personnes âgées qui parfois vivent dans la précarité. Elles encourent davantage de risques que nous et sont impactées plus longtemps. Tous l’intérêt du projet est de donner des pistes de réponses pour tenter de parer à l’incertitude de la situation que nous vivons. On ne peut rien anticiper.

Quel lien entre votre projet et la faculté d’adaptation ?

Il s'agit de trouver un nouvel équilibre entre prise de recul nécessaire à la réflexion et rapidité. Nous avons en effet dû être réactifs et développer un projet rapidement. Les personnes ont besoin d'aide maintenant, pas dans une année.

Que garderons-nous de cette crise ? Que ne devrait-on pas oublier de cette période ?

Il ne faut pas oublier le rôle majeur des intermédiaires entre nous et les personnes âgées, souvent endossé par les infirmier·ère·s, mais aussi les professionnel·le·s du travail social et le personnel des home en général. Ils sont notre meilleur rempart à l’exclusion des plus précaires.

 


Raphaël Weissbrodt, professeur associé HEdS

Son projet vise à comprendre quelles stratégies d’adaptation le personnel met en œuvre, face aux perturbations entraînées par le Covid-19 dans les institutions de soins, et avec quels effets sur leur performance et leur santé.

Pourquoi votre projet est-il important dans une crise comme celle que nous vivons ?

C’est important car la capacité d’adaptation d’une entreprise dépend étroitement du savoir-faire des personnes sur le terrain. Certains pensent qu’il s’agit avant tout de stratégie - et ça joue évidemment un grand rôle – mais le bon fonctionnement d’une institution repose aussi sur l’adaptabilité des gens qui sont sur le front.

Lien entre votre projet et la faculté d’adaptation ?

Elle est au centre de ce projet. On regarde quelles stratégies d’adaptation les gens mettent en place - individuellement et collectivement - face à une situation stressante. Au cœur de la notion de résilience, il y a la notion de « bricolage », essentielle pour gérer l’imprévu.

Que garderons-nous de cette crise ? Que ne devrait-on pas oublier de cette période ?

J’espère que cette crise nous permette de réaliser qu’on ne peut pas totalement contrôler notre environnement. C’est une fiction de penser qu’on peut se protéger totalement avec de « bons » processus. Il faut du bricolage, il faut de l’inventivité et il faut donc laisser une marge de manœuvre à celles et ceux qui sont sur le terrain.


 

Vincent Grèzes, professeur HEG

Son projet GrowUpPME  propose une plateforme citoyenne pour donner aux organisations, publiques ou privées, et aux associations la possibilité de partager les bonnes pratiques sur la résilience organisationnelle et de publier des exemples de bonnes pratiques d’entreprises.

Pourquoi votre projet est-il important dans une crise comme celle que nous vivons ?

Car il faut savoir tirer les leçons de nos expériences. De plus, cette approche  permet aux PME d’obtenir les outils nécessaires pour survivre à des coûts raisonnables. Grâce à cette plateforme qui est amenée à grandir, chacun peut partager les bonnes pratiques qu’il a mis en œuvre pour que son entreprise, publique ou privée, s’adapte à cette situation de crise.

Quel lien entre votre projet et la faculté d’adaptation ?

Il est direct. Dans ce projet, on propose un espace d’échange de bonnes pratiques développées par les entreprises. Certains développent des outils efficaces, d’autres non. Notre plateforme permet l’échange d’astuces opérationnelles pour se prémunir contre de futures crises.

Que garderons-nous de cette crise ? Que ne devrait-on pas oublier de cette période ?

La quarantaine nous a obligé à changer nos styles de vie et que cela risque d’obliger les entreprises à reconcevoir leurs modèles d’affaires. J’espère qu’on gardera ce sentiment qu’il faut savoir se préparer, et qu’il sera suffisamment fort pour nous pousser à l’action vers des fonctionnements plus résilients.

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